La grippe aviaire, un risque pour les oiseaux Canadiens?

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La grippe aviaire, un risque pour les oiseaux Canadiens?

Texte de Carollynne Smith

 

Partout sur le globe, les journaux ont fait manchette au sujet d’une éclosion de grippe aviaire en Asie. Plus de 20 personnes sur le continent asiatique ont perdu la vie par suite de cette malencontreuse maladie et plusieurs ont souffert de complications médicales. Heureusement, des mesures sont mises en place pour contrôler la souche H5N1 du virus dans les pays où elle a été décelée. Ces mesures comprennent l’abattage des volailles infectées et la vaccination préventive des oiseaux hébergés dans les zoos.

 

Cette souche extrêmement virulente du virus pourrait-elle avoir un impact sur les oiseaux sauvages que nous apercevons à nos mangeoires ou dans nos forêts? Selon plusieurs scientifiques, les probabilités sont faibles. La souche virulente H5N1 du virus n’a pas encore été signalée au pays et les oiseaux Canadiens ne migrent habituellement pas vers l’Asie, là où ils pourraient effectivement être contaminés. De plus, la majorité des oiseaux sauvages sont résistants au virus. Considérant la multitude de facteurs pouvant avoir une incidence sur la population des oiseaux sauvages, tels les changements climatiques et la détérioration des habitats, voilà une nouvelle encourageante.

 

Au Canada, nous avons observé une souche moins dangereuse pour l’humain, la souche H7. Par mesure préventive, 19 millions de poulets ont été abattus en Colombie Britannique. Le virus avait également infecté deux travailleurs de l’industrie de la volaille, lesquels se sont rétablis après avoir connu de légers symptômes de grippe. Santé Canada surveille la situation en Colombie Britannique mais déclare que les risques encourus par l’humain restent faibles.

 

L’origine de la souche ayant infectée les poulets en Colombie Britannique demeure inconnue. Il n’existe aucune preuve établissant un lien entre les oiseaux sauvages et la propagation du virus. Il a toutefois été avancé, que le déplacement de volailles infectées serait la cause de la transmission du virus d’une ferme à l’autre.

 

Grâce aux efforts structurés des dirigeants du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux, le risque de transmission de cette maladie chez les humains et les oiseaux, reste en toute probabilité faible.

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